Organ donation.
The gift of life.

Voyager après une transplantation

Voyager après une transplantation

La période de risque accru de complication après une transplantation d’organe dure environ un an. Pendant cette période, le patient doit se soumettre à une surveillance médicale intensive. Au bout d’un an, son état de santé s’est généralement si bien stabilisé que des voyages lointains peuvent être envisagés.

Les personnes transplantées qui prévoient de tels voyages devraient prendre contact très tôt avec leur médecin traitant du centre de transplantation, idéalement environ trois mois avant le départ souhaité, afin de disposer à temps de tous les renseignements, documents médicaux et vaccins requis. L’aptitude à voler devrait également être discutée avec le médecin. 

Selon le pays de destination, il faut prendre ou planifier certains vaccins, chimioprophylaxies (antipaludiques) et autres mesures. Dans ce cadre, il faut tenir compte du fait que les vaccins vivants (contre la fièvre jaune p. ex.) sont strictement contre-indiqués pour les personnes immunodéprimées. Toutefois, si un voyage est prévu dans un territoire où le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire, le patient doit se munir d’une attestation écrite de son médecin certifiant qu’il ne peut pas se faire administrer ce vaccin. Et il faut encore régler toutes les questions d’assurance et de rapatriement nécessaires.

Il est judicieux d’établir une liste de contrôle et de rédiger un journal de voyage, afin d‘être bien documenté en cas de besoin. L’essentiel est d’emporter les bons médicaments en quantité nécessaire, répartis dans différents bagages, et de veiller à ce qu’ils soient dûment documentés et déclarés à l’intention des autorités douanières. Tous les documents devraient être établis en anglais. Enfin, il convient de se doter d’une pharmacie de voyage comprenant les médicaments « autorisés » par le médecin : analgésiques, protection solaire, protection contre les moustiques, antiémétique (contre les vomissements), antidiarrhéique et éventuellement antibiotique de secours. 

Le respect des règles générales applicables aux aliments et à l’eau potable peut réduire le risque de contracter la diarrhée du voyageur ou une autre maladie infectieuse. La règle connue dans le monde entier « boil it, cook it, peel it or forget it! » (bouillir, cuire, peler ou s’en passer) est le moyen le plus sûr d’éviter les infections transmises par l’eau ou les aliments.

Uyen Huynh-Do